
Claude Guéant vient d'annoncer devant l'Elysée le remaniement gouvernemental.
Huit personnalités politiques rentrent au gouvernement, huit en sortent. Revue de détail :
-Frédéric Mitterrand a été nommé nouveau ministre de la Culture et de la Communication, succédant à Christine Albanel, dans le cadre du remaniement gouvernemental, a confirmé mardi le secrétaire général de l'Elysée, Claude Guéant.
-Michèle Alliot-Marie, ministre sortante de l'Intérieur, a été nommée mardi ministre de la Justice.
-Rama Yade quitte le secrétariat d'Etat chargé des Affaires étrangères et des Droits de l'Homme pour celui des Sports.
-Jean-Louis Borloo, Bernard Kouchner et Christine Lagarde ont été confirmés à leurs portefeuilles respectifs du Développement durable, des Affaires étrangères et de l'Economie.
-Le sénateur centriste Michel Mercier, trésorier du Mouvement démocrate (MoDem), a été nommé ministre de l'Espace rural et de l'Aménagement du territoire.
-Luc Chatel, secrétaire d'Etat à l'Industrie et la Consommation et porte-parole du gouvernement sortant, a été nommé mardi ministre de l'Education et confirmé comme porte-parole du gouvernement.
-Xavier Darcos a été nommé ministre du Travail en remplacement de Brice Hortefeux.
-Brice Hortefeux passe au ministère de l'Intérieur, à la place de MAM.
-Eric Woerth reste ministre du Budget.
-Marie-Luce Penchard, conseillère technique à l'Elysée et secrétaire nationale de l'UMP chargée de l'outre-mer, a été nommée secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, en remplacement d'Yves Jégo.
-Le maire de Nice Christian Estrosi, a été nommé mardi ministre en charge de l'Industrie.
-Bruno Lemaire devient ministre de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Pêche à la place de Michel Barnier.
-Valérie Letard devient secrétaire d'Etat chargée de l'écologie et du développement durable.
-Nora Berra a été choisie comme secrétaire d'Etat chargée des ainés.
-Christian Blanc devient secrétaire d'Etat chargé du développement de la région capitale
-Pierre Lellouche a été nommé comme secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes.
-Nadine Morano est secrétaire d'Etat à la famille et à la solidarité.
-Benoît Apparu devient secrétaire d'Etat au logement.
-Hubert Falco prend le poste de secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants.
- Henri de Raincourt devient secrétaire d'Etat chargé des relations auprès du parlement.
-Bernard Kouchner, Christine Lagarde, Patrick Devedjian, Hervé Morin, Roselyne Bachelot, Eric Besson, Laurent Wauquiez, Nathalie Kosciusko-Morizet, Anne-Marie Idrac, Alain Joyandet, Martin Hirsch sont confirmés dans leur fonction.
Languedoc-Roussillon. Tandis que le président de région déclarait hier à Montpellier qu'il ne souhaitait plus demander sa réintégration au PS ; à Paris, Martine Aubry affirmait qu'il posait problème et qu'elle ne voulait pas qu'il soit tête de liste pour les élections régionales.
Une semaine après les élections européennes qui a vu le parti socialiste se placer en troisième position derrière l'UMP et "Europe Ecologie" en Languedoc-Roussillon, Georges Frêche analyse les résultats. Il évoque également son engagement au parti socialiste et les futures élections régionales. L'interview a été réalisée juste avant que les propos de Martine Aubry ne soient rendus publics (lire ci-contre).
Quel regard portez-vous sur le résultat des élections européennes dans la région (*) ?
Il faut d'abord évoquer l'abstention massive (58 % dans la région, NDLR), qui montre que les problèmes qui intéressent les électeurs comme l'emploi ou le logement social n'ont pas été traités dans la campagne. Ces résultats ne préjugent pas des prochaines élections car pour les régionales, je pense qu'il y aura 75 % de votants. C'est surtout l'électorat populaire de gauche qui s'est abstenu. A Montpellier, dans des cantons qui votent essentiellement à gauche, l'abstention atteint 70 %.
Le bon score d'Europe Ecologie vous a-t-il surpris ?
A Montpellier, les écologistes font 800 voix de moins qu'aux élections municipales. Ils ont mobilisé leur électorat, mais il n'y a pas forcément de nouveaux électeurs pour eux... Les écologistes n'ont rien de commun entre eux. Bové est totalement contre l'Europe, Cohn-Bendit en est un farouche partisan et Eva Joly est écologiste comme moi je suis pape.
François Bayrou lui a refusé un poste intéressant, alors elle est allée chez les écolos. Ils ont gagné parce que la campagne a été courte et les divisions qui les opposent ne sont pas apparues. Et aussi grâce à l'excellente campagne de Cohn Bendit. Quant aux Verts, ils font juste partie de cette alliance.
C'est l'UMP qui est finalement arrivée en tête dans la région...
Tous ceux qui se sont regroupés ont gagné. L'UMP comme le Front de Gauche de Mélenchon. Tous ceux qui ont refusé toute alliance ont été sanctionnés durement. Il faut reconnaître que Sarkozy, en période de crise, fait un excellent score. Mais il est menacé pour l'avenir. A 27 % sans aucune réserve, quel aurait été son score s'il y avait eu un second tour ?
Il faut se méfier de cette élection en trompe-l'oeil. Indiscutablement l'UMP a fait très bonne figure dans une situation de crise, mais cela ne préjuge absolument pas de l'avenir. Tous ceux qui sont contre l'union au second tour sont les petits porteurs de l'UMP. D'ailleurs les deux "sanctionnés" de cette élection, c'est Besancenot et les socialistes. Ils y sont allés tout seuls et ils ont pris une baffe.
Les élections régionales comportent justement deux tours et vous vous êtes déjà positionné comme le rassembleur des forces de gauche...
J'ai été heureux de voir qu'un sondage paru dans Midi Libre montre que 70 % des gens partagent ce point de vue. J'ai des adversaires, mais ils ne représentent qu'eux-mêmes. Ils sont sympathiques mais ce sont des "has been". Moi, j'ai l'intention de faire une liste avec le PRG, le MCR de Chevènement, les communistes, Mélenchon, je m'adresserai également au parti de Besancenot, je ne l'écarterai pas, même si je sais qu'il ne voudra pas venir. L'électorat veut l'union.
Vous avez déjà des contacts avec ces partis ?
Evidemment. Mais pas moi, c'est Robert Navarro qui mène la campagne pour les socialistes. Actuellement, la bagarre c'est de savoir qui est le plus à gauche. Aujourd'hui, faire alliance avec nous, c'est mal vu. Mais les choses s'arrangeront...
Avez-vous envie de redemander votre réintégration au PS ?
Non, pas du tout. Sur le plan sentimental, je me sens socialiste. J'ai mes amis au PS et je joue avec eux. Mais sur le plan politique, ça ne me rapporterait rien du tout. Je suis beaucoup mieux en divers gauche qu'en socialiste.
Le noeud de l'alliance, ce sera tout de même les socialistes.
Et les Verts, vous les comptez dans cette alliance ? Nous sommes la région de France qui a fait le plus pour l'écologie et le développement durable. J'aurai donc un programme écologiste performant. Pour les Verts, on verra, je reste prudent. Les lignes politiques vont encore bouger d'ici le lancement de la campagne en novembre...
Si vous étiez réélu, mettriez-vous en place votre successeur au cours de votre mandat ?
Non. Je me retirerai après ce mandat si je suis réélu, mais ce n'est pas moi qui vais mettre en place mon successeur. Il faut faire confiance au suffrage universel. Je crois qu'il faudra mettre un jeune...
Vous avez donc bien une petite idée...
Non, non... Peut être qu'on sautera une génération...
Où en sont vos rapports avec Eric Andrieu ?
Il a choisi le plus mauvais moment pour se lancer, juste après avoir perdu les élections européennes. Pour beaucoup, c'est une aventure personnelle.
Mais le PS est un parti démocratique, il est tout à fait normal qu'il puisse se présenter lorsque les militants auront à choisir.
Vous êtes confiant ?
Oh oui, pour le moment, je bénéficie d'un large soutien.
Source L'indépendant
L'Agglorieuse, journal satirique de l'agglomération de Montpellier, l'annonce en exclusivité... Georges Frêche ne sera pas tête de liste PS pour les élections régionales de 2010 en Languedoc-Roussillon !
Coup de tonnerre à Montpellier suite à l'annonce de Martine Aubry qui déclare que Georges Frêche, n'étant pas le meilleur rassembleur aux yeux de la Rue de Solférino, ne serait pas investi comme il l'espérait pourtant.
Après la création d'un "front de gauche" composé de socialistes, communistes et écolos pour refuser le "diktat" imposé par Georges Frêche à sa majorité régionale, les choses semblent se compliquer sérieusement pour celui qui comptait revenir en grâce à quelques mois du scrutin avec qui sait une réintégration pour essuyer l'affront de son exclusion du parti (Cf Affaire des Blacks de l'Equipe de France).
Les petits arrangements entre amis secrétaires de fédérations socialistes n'auront donc rien changé, Martine Aubry a pris une courageuse décision en refusant de céder une fois de plus à Georges Frêche qui tient pourtant le PS sur ses terres.
On attend désormais la réaction de Jojo le Terrible qui risque de ne pas apprécier ! En cas de dissidence, la gauche sera divisée... une chance inespérée pour la droite de regagner une région qu'elle pensait perdue pour un bon moment...
La secousse est violente et les répliques n'ont pas fini d'être ressenties brutalement en Languedoc-Roussillon. Hier, Martine Aubry a donc clairement laissé entendre qu'elle ne souhaitait pas voir le candidat Georges Frêche aux élections régionales de 2010 être soutenu par le Parti socialiste qu'elle dirige. S'attirant en retour une répartie cinglante du président du conseil régional qui l'a renvoyée à son échec aux européennes. Un scrutin qui a servi d'accélérateur ; chaque jour, ou presque, la fronde de gauche anti-Frêche semble prendre de l'épaisseur. Lui, marmoréen, s'arc-boute sur son territoire. Le Languedoc-Roussillon pour lequel, dit-il, il entend se battre. Seul, s'il le faut.
La gauche préside vingt des vingt-deux régions de la France métropolitaine «
Il y a toutes les chances que tous les présidents de R égion PS se représentent. » Pour la première secrétaire du Parti socialiste Martine Aubry, qui s'exprimait ainsi hier, à l'issue d'un déjeuner avec ces mêmes présidents socialistes de Région, dont Ségolène Royal, leur reconduction ne pose donc pas de problème. A une personnalité près : « Je ne ferai qu'une seule exception, à titre personnel, avec Georges Frêche » , soulignait-elle en désignant le président du Languedoc-Roussillon. Elle aurait même ajouté, péremptoire : « Frêche ne sera pas notre candidat. » Personne ne serait monté au créneau pour défendre l'élu languedocien, selon un participant. Cette petite phrase prononcée à Paris a, illico, déclenché une tempête dans la région. D'après un responsable, l e PS devrait donc désigner ses têtes de liste aux élections régionales « fin septembre » . Neuf jours après l'échec cinglant du PS aux européennes , le déjeuner s'est tenu à la Questure de l'Assemblée nationale en présence de presque tous les présidents PS de R égion, mais sans Georges Frêche . Le dépôt des candidatures sera suivi d'un vote des militants fin septembre. Ce qui promet d'ores et déjà une sacrée bataille en terres languedociennes, et dans l'Hérault en particulier. Précision de taille : l atitude est laissée aux présidents de Région pour constituer leurs listes, avec pour objectif, le « rassemblement à gauche » , avec les écologistes au premier tour et « ouverture aux humanistes » , société civile et personnalités marquantes.
A ce même premier tour, il ne devrait pas y avoir d'alliance avec le MoDem. Les listes ne seront « pas faites au trébuchet des sensibilités » . Le mot d'ordre est rénovation et diversité. Par ailleurs, le programme sera fait de « quatre à huit mesures nationales déclinées, ce qui n'empêchera pas localement des mesures adaptées à chaque région » . Selon un témoin, la réunion conjuguait « des exigences du Parti appelant à l'unité et au combat commun et celles des présidents de Région demandant de l'autonomie et du soutien » . Pour un autre, les présidents de Région étaient « satisfaits » de se voir « reconnus comme des dirigeants du PS et pas seulement comme des notables locaux » .
« J'ai l'intention de faire preuve d'autorité et d'imposer ma vision des choses. Pendant la rénovation, les travaux continuent » , affirme Martine Aubry. Concernant Georges Frêche, sa vision des choses semblait hier bien arrêtée .
Source "MIDI LIBRE"